Une journée à Tours !

 

Tours 345000 habitants. Entre la Loire et le Cher, Tours s’étale au nord sur le plateau de Saint-Symphorien (le point le plus haut de la ville) et au sud sur le plateau de Grandmont. Très prochainement Hebdotours vous présentera plusieurs cartes des différents quartiers de la ville, qui suggèrent quelques visites à réaliser.

 

Un itinéraire pour découvrir la ville :

 

A pied : en partant de la place de la gare, rendez vous à la cathédrale en passant par le rue Bernard Palissy et la place François Sicard. Vous visiterez le musée des Beaux Arts ou pour le moins, entrerez dans sa cour, pour admier l'éléphant Fritz. Entrez ensuite dans la cathédrale et  poursuivez  votre balade sur les contours de l'amphitéâtre par la rue Manceau ou la rue du Général Meusnier.

 

Rue des Ursulines, vous passerez près du musée Marie de l'Incarnation et visiterez peut-être La Chapelle St Michel et la Petite Bourdaisière, qui lui est contigue. Ce sont les deux bâtiments primitifs du couvent des Ursulines de TOURS. Derrière les archives départementales, toujours rue des Ursulines mais également en entrant dans la cour du cinéma le Studio, vous pourrez admirer les vestiges des murs de l'amphithéâtre construit au 1er siècle.

 

Empruntez la rue du Petit Cupidon pour atteindre le quartier Blanqui, puis partez découvrir la très ancienne  rue Blanqui à droite ou bien revenez vers la cathédrale par la rue Racine pour visiter le Cloître de la Psalette.

 

Prenez alors la direction du château de Tours, un peu avant, s'il est ouvert, visitez le musée de la Typographie rue Albert Thomas et l'exposition proposée au château.

 

Empruntez le pont Saint-Symphorien pour découvrir le quartier Paul Bert, son église Saint-Symphorien et empruntez l'allée de la Loire pour atteindre le parc Sainte-Radegonde, vous pourrez y pique niquer. Les courageux emprunteront la rue Sainte-Radegonde pour visiter la chapelle du même nom rue Saint-Gatien, puis retrouveront le quartier Paul Bert par la jolie petite rue de l'Ermitage qui sillonne le coteau. Direction ensuite rue Colbert jusqu'à la place Foire du Roi et profitez de la rue des Cordeliers pour découvrir le Grand Théâtre. Si vous aimez les boutiques et les antiquaires, vous rejoindrez la grande rue Nationale en empruntant la rue de la Scellerie.

 

La rue Nationale vous conduit vers le pont Wilson. A gauche en empruntant la rue du Commerce, vous passerez tout près du musée d'art contemporain et du Muséum d'Histoire Naturelle (rue du Président Merville) vous pourrez alors rejoindre le quartier touristique de la place Plumereau. Continuez votre intinéraire rue du Grand Marché dans une des plus anciennes rues de Tours jusqu'à l'église Notre Dame La Riche située rue de Courteline. Puis descendez vers le quartier des Halles pour admirer la basilique Saint-Martin de Tours construite par Victor Laloux et les deux tours vestiges de l'ancienne collégiale (la Tour Charlemagne et le Tour de L'Horloge rue des Halles. Tout près, rue Rapin, visitez le musée Saint-Martin.

 

C'est tout pour l'instant, mais pour une journée c'est déjà pas mal ! En attendant plus de précisions sur cette balade et une seconde qui nécessitera un moyen de déplacement (noamment pour aller visiter le prieuré de Saint-Cosme à la Riche).

 

L'équipe d'Hebdotours vous souhaite une agréable visite.

 

 

 

 

A noter également :

 

Tours Nord

Par la désignation Tours Nord on entend la partie de la ville qui se situe au Nord de la Loire. Le Coteau nord de la Loire s'éleve tout près du bord du fleuve, il a été habité très tot avec la réalisation de troglodytes creusés dans le tuffeau blanc. Ceci est particulièrement visible vers Ste Radegonde, Rochecorbon et Vouvray où de nombreuses habitations utilisent encore des grottes du coteau.

 

Saint Symphorien (Nord)

Le site de Saint Symphorien est habité depuis les temps les plus anciens. L'église de Saint Symphorien a été fondée par l'Eveque de Tours Saint Perpet au Vème siècle. Ensuite elle appartient à l'Abbaye de Marmoutier. La construction actuelle comprend des parties qui remontent au XIIème siècle, le portail date du XVIème siècle. Depuis les années 1970 St Symphorien est devenu un quartier de Tours. Au Moyen-Age la prospérité de Saint Symphorien était liée au Pont de Pierre construit sur la Loire par Eudes II de Blois au début du XIème siècle. De l'autre coté, à Tours, il débouchait sur le Chateau et la Cathedrale. Il a été détruit au XVIIIème siècle et remplacé par le grand pont de Tours (cf photo ci dessous) légèrement en aval. Actuellement une passerelle piétonne suit à peu près le tracé de l'ancien pont dont les restes sont visibles en été quand la Loire est basse.

 

Le quartier Paul Bert (Nord)

Le quartier Paul-Bert, au bout du pont de Fil, reste relativement méconnu des tourangeaux et pourtant c'est bel et bien un quartier historique de la ville. La gargouille de l'église (post du 31/03/07) provient d'ailleurs de l'église Saint-Symphorien, au coeur de ce petit espace. C'est un quartier calme et architecturalement riche qui comme Plumereau vaut le détour. Mais il faut s'éloigner des sentiers battus pour le voir et apprécier l'ambiance qu'il dégage...

 

Sainte Radegonde (Nord)

Cette ville s'appelait Saint Ouen jusqu'au XVIIème siècle. L'église date du XIIème siècle, elle comprend une partie taillée dans le roc, c'est la grotte où habitait et officiait Saint Gatien le premier Eveque de Tours.

 

Le quartier Colbert.

Pendant très longtemps l'axe principal de Tours a été la Grande Rue qui était orientée Est-Ouest parallèlement à la Loire. En effet ce fleuve était la base de l'activité de de l'économie de la ville. La Rue Colbert était la partie Est de cet axe, prolongé à l'Ouest par la rue du Commerce jusqu'à Châteauneuf (Plumereau) et à l'Abbaye Saint Martin. La rue Colbert a pour origine une voie Gallo-Romaine, elle devient l'artère principale de l'agglomération au Moyen-Age et même jusqu'au XVIIIème siècle. C'est pourquoi on retrouve dans ce quartier des traces de toutes les époques et certains des monuments significatifs de Tours. Le point de départ de la rue est le Quartier de la Cité. La rue commence juste à l'Ouest du Château et de la Cathédrale. Le point d'arrivée est l'Abbaye Saint Julien. La rue conserve quelques Maisons Anciennes. La place Foire le Roi possède des bâtiments intéressants, par example l'Hotel Babou de la Bourdaisière. En continuant vers l'Ouest, on arrive devant la Maison de la Pucelle Armée où Jeanne d'Arc s'est fait fabriquer son armure et à coté du Palais du Commerce qui jouxte l'ancien Hotel de Beaune-Semblancay. La création du pont et de l'axe Nord-Sud (rue Royale puis Nationale), lors des réaménagements de la ville à la fin du XVIIIème siècle, ont contribué à lui faire perdre de son importance. La rue Colbert est une des plus anciennes rues de Tours puisqu'elle était la grande artère à l'Ouest de Caesarodunum dès l'époque Gallo-Romaine. Au Moyen-Age, la rue Colbert fait partie de la Grande rue. Au Moyen-Age, la partie proche du quartier de la Cité s'appelait le Bourg des Arcis. Ce bourg s'étendait jusqu'à la limite Est du Couvent des Jacobins (rue des Amandiers), il était protégé par une enceinte réalisée au XIIème siècle et reconstruite en partie au XIVème siècle. La rue Colbert et ses environs conservent plusieurs maisons anciennes intéressantes. Pour autant l'ensemble est bien inférieur à ce qui existe dans le Quartier Plumereau.

 

Le Couvent des Jacobins

Les Jacobins (Ordre des Dominicains) se sont établis à Tours sur un terrain qui leur a été attribué par le roiPhilippe II Auguste au XIIIème siècle. Ce terrain allait de la rue des Amandiers presque jusqu'à la place Foire le Roi. La façade de l'église du Couvent donnait sur l'actuel Passage des Jacobins et un cloitre était établi côté Nord. En 1400, un incendie entraine la reconstruction de l'église en style Gothique. Lors de la Révolution Française, elle est très endommagée, puis elle devient un magasin militaire jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale. Elle a été détruite par les bombardements de 1944.

Au Moyen-Age la rue Colbert, qui fait partie de la Grande rue, est le centre de l'activité de la ville. Jusqu'au XVIème siècle, quand les rois venaient à Tours, ils empruntaient le Pont du XIème siècle et parcouraient ensuite la Grande rue qui était décorée pour l'occasion. En 1801 elle est devenue la rue Colbert, ancien Intendant de la Touraine, car l'Empereur Napoléon I entendait promouvoir à nouveau l'industrie de la soie à Tours à laquelle Colbert s'était intéressé.

 

Rue du Cygne

Rue du Cygne, dans une cour se trouve une belle maison des XVème et XVIème siècles qui s'appelle le Vieux Logis. Elle n'est pas en très bon état. Elle était occupée par les Ursulines aux XVIIème siècle. Le porche d'entrée a gardé un pavage d'époque typique. Au mur une belle sculpture représentant une tête de femme.

 

Source : http://www.francebalade.com/tours/trscolbert.htm

Hôtel Philibert Babou.

L'hôtel passe pour avoir été celui de Jean Galland, orfèvre de Louis XI et Charles VIII. Il a été construit vers 1520 probablement par Martin ou Gatien François pour Philibert Babou de la Bourdaisière, surintendant des finances. L'hôtel se compose d'un bâtiment perpendiculaire à la rue, flanqué de deux ailes encadrant une petite cour ouvrant sur la cour principale à laquelle donne accès une porte cochère. Le rez-de-chaussée de l'aile du fond formait autrefois loggia d'une seule travée, voûtée d'ogives, ouverte sur les deux cours. La décoration des façades présente tous les caractères de la première Renaissance : moulures formées d'oves et de denticules soutenant un léger encorbellement ; pilastres encadrant les fenêtres du premier étage sur cour ; lucarnes avec frontons demi-circulaires à coquilles ; médaillons à l'antique dans les tympans des arcades de la loggia. La façade du fond de la cour, entre les ailes, a été refaite au début du 17e siècle. L'intérieur présente, au rez-de-chaussée, quelques pièces garnies de boiseries des 17e et 18e siècles. Dans son état actuel, l'édifice présente un intéressant exemple des hôtels urbains de la Renaissance, modifiés suivant les besoins aux 17e et 18e siècles.

 

Place Foire-le-Roi

 

Plus d'informations

Le Quartier Plumereau est la plus importante zone historique de Tours, pour la majeure partie il est piétonnier.

A partir du roi de France Charles VII jusqu'à la fin du XVIème siècle, le Val de Loire a été le séjour préféré des rois. Ceci a été particulièrement sensible pour Tours avec Charles VII et Louis XI.

La présence du roi et de sa Cour a favorisé l'émergence de familles de la noblesse et de la bourgeoisie de Tours. Elles ont occupé les postes les plus importants de l'Administration Royale.

Ainsi les Beaune-Semblancay, Berthelot, Briçonnet, Ruzé, Bohier ont laissé leur nom dans l'Histoire de la France et celle de la ville à double titre: d'abord par les fonctions qu'ils ont occupées et ensuite par les batiments, souvent somptueux, qu'ils se sont faits construire.
Ce sont certains Châteaux de la Loire mais aussi des Hotels particuliers à Tours qui, pendant près d'un siècle (1435-1523), a quasiment été la capitale du royaume de France. Un bel exemple en est l'Hotel Gouin.

Ceci permet de comprendre l'importance et la qualité des quartiers anciens de Tours.
La ville conserve un patrimoine Médiéval et Renaissance significatif. Il est essentiellement situé dans l'ancien bourg de Châteauneuf que l'on appelle maintenant le Quartier Plumereau. La plupart des belles maisons allant du des XIIIème au XVIème siècles sont implantées dans ce quartier. Il a été remarquablement remis en valeur depuis 1960 à l'initiative de l'ancien Maire de Tours, Jean Royer, par l'architecte Pierre Boille.

Pour autant beaucoup de maisons anciennes de Tours ont disparu soit du fait des Municipalités successives soit suite aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale.

 

http://www.francebalade.com/tours/plumereau.htm

 

 

Le quartier du Sanitas à Tours.

En janvier 1959, les premiers locataires des grands ensembles du quartier Sanitas reçoivent leurs clefs. Un demi siècle plus tard, composé à 100% de logements sociaux, ce quartier, souvent stigmatisé, reste cher à ses 9000 occupants. Et pour cause, avec ses pâtés de maison, ses commerces et ses axes de circulation préservés il a su entretenir un « esprit de quartier ». L'appellation remonte à la fin du 12ème siècle où la léproserie Saint-Ladre est construite à l'extérieur des remparts de la ville. Destinée à héberger les lépreux, elle accueillera par la suite les pestiférés et sera rebaptisée maladrerie Saint-Lazare.