Balade dans le passé, en attendant de sortir !

Le télégraphe de Marigny-Marmande à 50 minutes au sud de Tours

L'histoire de la télégraphie Chappe

 

De tout temps, l'homme a cherché à communiquer à distance et le premier moyen utilisé a sans doute été la parole, le cri lorsque cette distance augmentait.
Aujourd'hui, il dispose d' Internet.
Entre ces deux moments, de multiples moyens ont été employés, mais le progrès décisif date de 1791 et est d'origine française.
Il est l'œuvre de Claude Chappe et de ses frères qui ont inventé le premier système de télégraphie aérien et optique de conception mécanique fonctionnant de poste à poste, en bref, le premier système de télécommunications au monde.

L'objectif du site est de faire mieux connaître l'œuvre des Chappe et de tenter de retrouver l'histoire de tous les moyens de télécommunications qui l'ont précédé.

 

Jean de la Balue (cachot château du Plessis-lès-Tours La Riche)

Jean de la Balue, né en 1421 à Angles-sur-l'Anglin et mort en octobre 1491 à Ancône (Italie) à l'âge de 70 ans, est un cardinal connu pour avoir été accusé de trahison et longtemps emprisonné par Louis XI. Il suit des études à l'université d'Angers dont il est licencié en droit vers 14572. Il est ordonné prêtre à Poitiers. Protégé de Jacques Jouvenel des Ursins, évêque de Poitiers et patriarche d'Antioche, il est son exécuteur testamentaire en 14571.

Il est nommé chanoine de Saint-Maurille en 1461 et vicaire général par Jean de Beauveau, évêque d'Angers. En 1462, il l'accompagne à Rome et il est nommé protonotaire apostolique. Prébendé de Sainte-Marguerite d'Angers le 1er septembre 1462, il entre en conflit avec le chapitre et s'en va à Paris défendre sa cause, où il rencontre Charles de Melun qui l'introduit auprès de Louis XI. Le roi de France le nomme son secrétaire et aumônier. En 1464, le roi le nomme conseiller au Parlement et conseiller d'État. Il devient intendant des finances et secrétaire d'État. (Cartes postales collection Michel Leproust, photos septembre 2016 J. Darmond)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_la_Balue

JEAN DE LA BALUE UN MINISTRE DES FINANCES DECHU 1469/1491.

Une des personnalités les plus énigmatiques et des plus marquantes du temps de Louis XI. La faveur inouïe de ce parvenu, son odieuse trahison, sa captivité en cage, tout fait de lui un personnage insolite, d’autant plus qu’il est très mystérieux…Un des favoris de Louis XI, Jean de La Balue, fils d’un meunier du Poitou. Dévoré d’ambition, d’un caractère bas, a embrassé l’état ecclésiastique, il s’insinue auprès des grands, et parvient aux honneurs et à la fortune. Et s'attache pendant quelques temps à Juvénal des Ursins, évêque de Poitiers, qui le fait son exécuteur testamentaire, dont il trouve le moyen de s’approprier une grande partie de la succession.

Quel rôle, joue-t-il relativement à l'entrevue de Péronne ? La plupart des historiens ayant écrit sur cette époque ont nettement désigné le cardinal La Balue, gagné par l'argent de Charles le Téméraire ou par ses promesses, comme celui qui suggère le projet d'entrevue à Louis XI. D'autres affirment que le cardinal, acheté par le duc de Bourgogne, aurait simplement décidé son maître à une entrevue déjà projetée par celui-ci. Tous, en un mot, sont d'accord pour affirmer que le cardinal est au moins le chaud partisan d'une rencontre . D'autres démontrent au contraire, que Jean de La Balue est longtemps contre cette idée, faisant des efforts pour détourner le roi d'un tel projet, et que jamais il n'abandonne cette opinion qui serait désavantageux pour le roi. « L'intérêt personnel et peut-être aussi l'amour de son roi et de son protecteur, de quoi l'on peut douter, tels seraient les deux mobiles qui, croyons-nous, décident le cardinal à se ranger au nombre des adversaires d'une entrevue. Pour dissuader Louis XI, il met tout en œuvre, mais la résolution du roi est inébranlable ». Bien mieux, non seulement le cardinal ne trahit pas son maître à Péronne, mais encore il le sauve, ou du moins contribue puissamment à le tirer du plus grand danger qu'il ait couru pendant son règne il achète, en effet, l'entourage de Charles le Téméraire quand la vie du roi est en danger...

Il devient aumônier du roi dès 1464, obtient une charge de maître clerc à la Chambre des Comptes puis de conseiller au Parlement. En 1465 il devient évêque d’Évreux et en 1467, évêque d’Angers et cardinal de Sainte-Suzanne. Il est en même temps pourvu de nombreuses abbayes. Ses démêlés avec son ancien protecteur Jean de Beauvau, la part active qu’il prend à l’abolition de la Pragmatique Sanction, son rôle comme collecteur de la dîme sont des étapes importantes de sa carrière. Une ambassade en Bretagne, une autre en Bourgogne, lui assurent bientôt un certain renom de diplomate... Au service de Jean de Beauvau, évêque d’Angers, dont il s’attire rapidement les faveurs, obtenant en 1461 le doyenné de Condé et le canonicat de Saint-Mathurin et l’accompagne en 1462 à Rome pour son ambassade. Il s’y distingue par son aptitude à l’intrigue et c’est  « protonotaire apostolique » qu’il revient en France. Il capte la bienveillance de Charles de Melun, qui le présente au roi

Louis XI, comme un sujet d’un mérite distingué, capable de servir utilement l’état... Charles de Melun l’introduit à la cour ; La Balue lui fait perdre laconfiance du monarque, l’accuse d’avoir entretenu des liaisons secrètes avec le duc de Bretagne, et à force d’intrigues et de mensonges, parvient à faire monter sur l’échafaud et à faire tomber sous la hache du bourreau, la tête de l’homme qui a le plus contribué à son élévation. En 1463 Charles de Melun le présente au roi Louis XI à qui il sait plaire et qui se l’attache par des bienfaits.  Introduit dès lors à la cour, il y fait une rapide fortune aussi bien du point de vue ecclésiastique que politique...

En quoi donc consiste la trahison du cardinal d'Angers et comment se découvre-t-elle ? On voit comment Jean de La Balue, tombé en disgrâce, aveuglé par son ambition et voulant reconquérir la faveur de Louis XI par tous les moyens, se laisse entraîner dans des intrigues qui le conduisent à une véritable trahison. Alors « commence un terrible double jeu : créer des difficultés au roi pour l'en tirer, et par là rétablir son ancien crédit. » Voilà pourquoi le cardinal de La Balue, avec l'aide de Guillaume de Haraucourt, essaie d'organiser contre Louis XI une nouvelle ligue des grands seigneurs; mais, au moment où la trahison vient d'être consommée, ses lettres à Charles le Téméraire sont interceptées et il est arrêté, ainsi que l'évêque de Verdun, son complice, le 23/4/1469. Mais jean de la Balue est célèbre surtout par sa captivité, Louis XI l'ayant fait, enfermer dans une étroite cage de fer, où le malheureux prisonnier ne peut se tenir ni debout ni assis. Or, il se trouve que certains pensent que cette captivité en cage n'est pas un fait absolument incontestable, tout un ensemble de faits, dont aucun ne constitue une preuve décisive, mais qui méritent cependant d'attirer l'attention, ont amené à cette conclusion « qu'il y a de fortes raisons de ne pas admettre le récit traditionnel de l'incarcération. » Quelques citations pourraient suffire pour montrer un travail neuf et original qui, pour la première fois, restitue à Jean de La Balue sa physionomie historique : « Un ambitieux, très intelligent, très actif, d'un esprit pénétrant, facile, enjoué, d'une habileté remarquable, tel a été le cardinal d'Angers. Sa trahison a fait oublier ses services. On ignore qu'il a puissamment aidé à délivrer Louis XI à Péronne, et on ne s'est pas souvenu de sa conduite à Paris pendant la ligue du Bien public, non plus que de son rôle comme défenseur des intérêts Français en Italie. Mais il n'a jamais réellement travaillé ni pour son prince ni pour le pape ; il se mêle aux intrigues et aux grandes affaires dans un intérêt tout personnel... Il sacrifie tout à son ambition et n'hésite jamais sur le choix des moyens pour la satisfaire. » Ce jugement sera celui de l'histoire : Jean de La Balue plaît au monarque, qui le fait bientôt son aumônier, le gratifie de plusieurs riches abbayes, le nomme évêque d’Evreux, puis le fait son premier ministre, et le charge de la distribution des bénéfices ecclésiastiques...

Si Jean de la Balue avait regardé en arrière et jugé de l’immense chemin parcouru, il aurait pu se croire arrivé au faîte des grandeurs. Mais son insatiable ambition est loin d’être satisfaite ; il ne veut point d’égaux, la vue de ceux qui sont ses protecteurs est un affront pour cet homme avide; il résout de les perdre.

Jean de Beauvau, appartient à l’illustre maison d’Anjou ; et à ce titre il est suspect à Louis XI. Le cardinal n’a aucune peine à persuader le roi que l’évêque conspire contre lui. Il parvient à faire déposer ce prélat et s’empare de son évêché d’Angers. Louis XI, qui ne sachant rien lui refuser, lui obtient le chapeau de cardinal. Malgré le mécontentement général, sa faveur dure longtemps, mais enfin, Louis XI lui retire sa confiance. Le cardinal, irrité, se ligue avec les ennemis de son prince, notamment avec le duc de Bourgogne..., qui a pour but d’arrêter le roi et son frère à Péronne (le duc de Bourgogne se ferait roi et le cardinal pape...)

 

Les lettres de La Balue sont interceptées, on l’arrête, un autre que « lui » aurait mérité mille fois la mort, mais le roi commue sa peine en prison à perpétuité. Le cardinal de la Balue est enfermé dans le château d’Angers, dans une de ces cages dont l’invention lui appartient. Jean de La Balue reste enfermé 11 ans et n’en sort que par les sollicitations réitérées du pape.

Tandis que tant d’innocentes victimes périssent dans ce supplice, un homme qui ne connaît ni souverain, ni patrie, ni religion, recouvre la liberté et va intriguer à Rome, où il obtient des dignités et des biens qu’il ne mérite pas.Très peu après, il parti pour Rome où son procès devait être  révisé et il sut si habilement conduire ses affaires que bientôt il obtient le plus surprenant crédit auprès de Sixte IV et son entier pardon à la cour de France. En 1483, à l’avènement de Charles VIII, il fut envoyé comme légat du Pape à Rome. Là il fut rétabli définitivement dans tous ses droits, ses dignités et ses biens, et repartit pour l’Italie avec les titres d’ambassadeur de Charles VIII auprès du Saint-Siège et dprotecteur des intérêts Français en cour de Rome.

Il meurt à Ancône le 5/5/1491 ; à 70 ans

 

http://plus.lefigaro.fr/note/au-fil-du-temps-1491-20130414-2034571