L'essor des grands monastères de Tours

L'essor des grands monastères de Tours, repris avec vigueur après les destruction des Normands, connut des hauts et des bas selon les fluctuations de la conjocture. En général, leur progrès s'affirmaient, car ils avaient soin d'obtenir protection et maintien de leurs privilèges par tou sles rois ou comtes successifs.

 

 

Saint-Martin de Tours (Histoire de Touraine - Pierre Leveel - pages 183 -184)

 

Bien que sous l'autorité d'un abbé (et même parfois d'un évèque spécial), les Martiniens ne se plièrent jamais à une vraie règle monastique. On lit même à la date de 848 dans la chronique (très postérieure il est vrai) d'Adhémar de Chabannes : "Les moines de Saint-Martin de Tours, sans y être forcés par personne, devant le corps même du saint, rejetèrent le costume monastique et revêtirent celui des chanoisnes ; il confirmèrent par serment cette décision. Et quand ils eurent manger de la viande, la peste les saisit ; et au matin on les trouva tous morts dans leur lit, du plus grand au plus petit ; depuis ce sont toujours des chanoines qui habitent cette église..." (cité par E. Pognon, 1947).

Quelques années plus tard le nombre de chanoines martiniens atteignait le chiffre record de deux cent.

Le XI° siècle allait voir s'accroître la richesse et le rayonnement