Balade dans les châteaux, abbayes et prieurés de la Touraine

Le prieuré est généralement un établissement religieux créé par une abbaye plus importante sur un domaine foncier qui lui a été donné. Les prieurés sont dotés d'églises construites et entretenues par l'abbaye-mère. Le prieur est présenté soit par le patron, c'est-à-dire l'ayant-droit du fondateur primitif de l'église, soit par un chapitre, puis nommé par l'abbé dont il dépend. Lorsqu'un prieuré atteint une certaine autonomie tant du point de vue du personnel (nombreux moines, postulants et novices nombreux) que dans le domaine économique, le prieuré peut être érigé en abbaye. L'église devient alors abbatiale et un abbé est nommé par la communauté des moines. Les grands prieurés avaient rang d'abbaye et disposaient également de prieurés dépendant d'eux.

Un château est à l'origine une construction médiévale destinée à protéger le seigneur et à symboliser son autorité au sein du fief. Les premiers châteaux étaient construits en bois souvent sur une élévation de terre (motte castrale ou féodale), puis en pierre afin de résister aux nouvelles armes de guerre. On les appela les châteaux forts. À la Renaissance, les rois de France, bientôt imités par leurs vassaux, décidèrent de construire ou d'aménager leurs châteaux non plus pour la défense mais pour leur agrément et leur confort.

Château de Loches

un des plus grands et des plus anciens donjons d'Europe aujourd'hui conservés

Abbaye de la Clarté-Dieu

Un site historique classé aux Monuments Historiques qui peut se visiter toute l'année sur rendez-vous

"L’abbaye de la Clarté-Dieu est une fondation monastique cistercienne tardive, du milieu du XIIIe siècle, créée ex-nihilo sous l’impulsion de plusieurs grands personnages.
Celui qui doit être considéré comme le véritable fondateur de l’abbaye est l’évêque de Winchester, Pierre des Roches. Cet homme occupa trente-trois années l’un des sièges épiscopaux les plus prestigieux du royaume d’Angleterre sous la dynastie Plantagenêt. Les origines de Pierre des Roches nous révèlent qu’il avait des attaches avec l’Anjou, le Maine, le Poitou et la Touraine ; mais c’est de cette dernière région qu’il semble être natif. En effet, sa postulation à l’évêché en 1205 fut accompagnée de lettres de l’archevêque de Tours au pape, attestant de sa naissance légitime et de son ordination. Il est donc fort probable que ses origines tourangelles aient conditionné le choix du site. On peut supposer aussi qu’il était parent avec le sénéchal d’Anjou et de Touraine, Guillaume des Roches, qui fonda en 1219 l’abbaye cistercienne de femmes de Bonlieu, située près de Château-du-Loir, à 9 km au nord de la Clarté-Dieu. La famille des Roches semble donc avoir entretenu des rapports privilégiés avec les cisterciens ; d’ailleurs, la Clarté-Dieu ne sera pas la seule fondation de Pierre des Roches : l’abbaye cistercienne de Beaulieu en Angleterre sera fondée l’année de son accession à l’épiscopat et celle de Netley selon ses vœux après sa mort.

 Ainsi Pierre des Roches, peu de temps avant sa mort, en 1238, avait remis à l’abbé de Cîteaux, Guillaume de Montaigu, la somme de 3000 écus d’or afin d’entreprendre la construction d’un monastère cistercien. Ce dernier, selon les vœux du mourant, confie aux abbés de l’Epau, près du Mans, et du Louroux, en Anjou, le soin de choisir un site dans l’une des régions dont était originaire Pierre des Roches.

En octobre 1239, Jean, abbé de l’ Epau, achète pour mille livres de monnaie Tournois, à Ebbes de la Chaîne, le fief de Beluet situé dans la châtellenie de Saint-Christophe en Touraine. Avec l’approbation de l’archevêque de Tours, Juhel de Mathefelon, cette vente est ratifiée par Jean II d’Alluye, seigneur de Château et de Saint-Christophe sur le Nais.

Durant les dix années qui suivirent, l’abbaye continua à acheter les terres, les maisons, les moulins et les rentes qui subsistaient sur le fief de Beluet, augmentant ainsi considérablement son domaine.
L’abbé de l’Epau prit soin de faire construire des bâtiments provisoires pour abriter les premiers moines venus de Cîteaux qui s’établirent à la Clarté-Dieu dès le 22 juillet 1240. Le groupe comprenait un abbé, du nom de Renaud, douze moines et trois convers. Le nom des moines ainsi que leurs origines sont connues. L’installation fut donc pour le moins rapide et bien orchestrée. Pourtant, malgré les efforts soutenus de Jean, abbé de l’Epau, Boniface, le nouvel abbé de Cîteaux, déclara en 1243 par acte écrit que l’abbaye de l’Epau ne bénéficierait pas du droit d’abbaye-mère sur la Clarté-Dieu ; celle-ci devenait donc la vingt-cinquième fille directe de Cîteaux, la maison-mère de l'Ordre, témoignant ainsi de la place importante qui lui était accordée dans la filiation. Elle reçut l’approbation du pape Innocent IV en 1246, puis celle du roi saint Louis en 1248. Sa reconnaissance définitivement établie, l’abbaye put sérieusement envisager son développement."

Domaine Royal de Château Gaillard

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Domaine Royal de Château Gaillard, les Jardins du Roi est un écrin de 15 hectares de verdure, situé au cœur de la ville d'Amboise. Il est le paradis oublié de la Renaissance en Touraine. Après 5 années de restauration pharaonique réalisée par 50 artisans & métiers d’art du Val de Loire, le château est maintenant ouvert au public, tous les jours de 13h à 19h, et ce jusqu'au 5 novembre 2017.
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Château Gaillard à Amboise et à 34 minutes à l'est de Tours.

En quelques mots, le Domaine royal de Château Gaillard est un écrin de 15 hectares de verdure, situé au cœur de la ville d'Amboise. Il est le paradis oublié de la Renaissance en Touraine. A son retour d’Italie en 1496, le jeune Roi Charles VIII est tombé amoureux des villes et palais italiens et décide de recréer à Amboise, à Château Gaillard, «le Paradis Terrestre». Pour réaliser ce rêve, il convainc 22 artistes italiens de revenir avec lui à Amboise, dont Dom Pacello, le plus célèbre jardinier en 1500. Il implante au Château Gaillard les premiers jardins de la Renaissance française et acclimate les premiers orangers de France. Après 5 années de restauration pharaonique réalisée par 50 artisans & métiers d’art du Val de Loire, le château est maintenant ouvert au public.
Le Domaine propose des visites, des expositions et des événements.

Château du Rivau

Le château et les jardins du Rivau n'attendent que vous. Nos jardiniers ont travaillé sans relâche pour que les jardins soient encore plus beaux.
Venez découvrir notre nouvelle brochure et les nouveautés de l'année ! 

Le Château de Valmer est une merveille de la Renaissance italienne où se marient avec bonheur les vins de Vouvray et un jardin Renaissance exceptionnel. L'histoire commence il y a cinq siècles lorsqu'un conseiller de François Ier, Sieur Binet, décide de construire à Valmer de superbes jardins. Adossés à un parc de 60 hectares, balustrades, statues, colonnes, escaliers et fontaines et une rare chapelle troglodytique de 1524 se succèdent sur plus de huit niveaux ! Le potager d'un hectare abrite un damier de couleurs et de saveurs, plantes comestibles et fleurs à déguster à la belle saison. Ces terrasses à l'italienne épousent la pente du coteau avec un panorama unique sur le vignoble qui s'étend sur 30 hectares.

La Touraine féodale

Ayant ainsi compris que Tours n’était pas encore de son parti, le comte d’Anjou Foulques III Nerra se résolut à l’investir à long terme : d’où désormais son effort systématique pour hérisser la Touraine de points forts qui, solidement tenus par d’actives garnisons, couperaient progressivement les communications de Tours avec les autres domaines de Thibaud et d’Eudes. Foulques Nerra possédait déjà d’importants ouvrages forts gênants pour ses adversaires : Amboise bloquait la rive gauche de la Loire ; la vallée de l’Indre était triplement verrouillée par Buzançais, Châtillon et Loches ; toute diversion par le Poitou était devenue difficile par la possession de la Haye, Loudun et Mirebeau ; et déjà Foulques s’était assuré en Touraine du Nord une voie de liaison entre Amboise et l’Anjou. Cet itinéraire est ainsi précisé par Thomas Pactius ou Thomas de Loches dans les Gesta consulum Andegavorum : “D’Amboise le comte, traversant la Loire, logeait dans la demeure qu’il avait lui-même fortifiée, anciennement appelée Caramantum (Chéramant, sur le territoire actuel de Saint-Nicolas-des-Mottets), et maintenant Villa Moranni (le bourg de Morand). Ensuite par Semblanchiacum (Semblançay) qu’il avait aussi fortifié pour lui même, et par la terre d’un homme qui était son ami, Hugues d’Alluye qui était seigneur d’une forteresse appelée Castellum (Château, plus tard la Vallière) et de Saint-Christophe, de là il entrait dans la Vallée, et descendait ainsi jusqu’à Angers comme bon lui semblait (ad libitum) malgré le mauvais vouloir des habitants de Tours.”

Le comte d’Anjou commença aussitôt l’aménagement d’autres points forts : Montrésor dominant la vallée de l’Indrois, Montrichard celle du Cher, Sainte-Maure celle de la Manse ; puis, de plus en plus prêt de Tours : Langeais et Montboyau sur la Loire, Montbazon sur l’Indre.

L’année 994 fut surtout marquée par une contre-attaque d’Eudes Ier, qui pour rompre l’encerclement de Tours, et profitant que son adversaire combattait en Bretagne, s’empara des châteaux de Montbazon et de Langeais, à peine terminés.

(Histoire de Touraine et d'Indre -et-Loire. PierreLeveel, C.L.D.)

Le site d'Amboise, habité dès l'Antiquité par les Turons, est une étape stratégique le long de la Loire. Un oppidum y est construit aux Châteliers, sur un plateau entre la Loire et une petite rivière, l'Amasse dont la pointe occidentale est occupée par...

C’est sur une « motte » dominant la vallée de l’Indre que fut construit le premier château, autour duquel se développa l’actuelle ville de Buzançais. Quand ce château fut-il édifié ?

 

Nous n’en savons rien, mais il existait sous le règne de Louis II le Bègue (877-879), à l’époque des invasions normandes, puisqu’il fut refait et fortifié par Ingelger père de Foulques Ier dit le Roux, premier comte d’Anjou, avec l’aide du roi Louis. Partout la féodalité s’organise et vers 920 Buzançais a un suzerain redoutable en la personne de Foulques Nera, comte d’Anjou, grand constructeur, batailleur intrépide. Le seigneur d’Argy est alors vassal du seigneur de Buzançais.

A l’époque des Croisades. Des Buzancéens prirent part à ces lointaines expéditions et l’année 1129 vit Robert V de Buzançais partir pour Jérusalem.

Sous les Capétiens, Buzançais se développa et devint un centre important. Notre ville fut le siège d’un archidiaconé (l’une des neuf subdivisions du diocèse de Bourges) avec juridiction sur 81 paroisses. Le premier archidiacre connu fut Raoul, cité en 1160. Buzançais eut un grenier à sel et son ressort s’étendait sur 109 paroisses au XVème siècle.

 

De Buzançais à Chatillon

Le dernier édifice du château Renaissance de Buzançais

Le pavillon des Ducs est le dernier édifice du château construit dans les années 1530 par Philippe Chabot de Brion, Comte de Buzançais et Amiral de France.

La puissante forteresse médiévale d'Amboise

A l'aube de la Renaissance, la puissante forteresse médiévale d'Amboise cède la place à une résidence royale sous les règnes des Rois de France Charles VIII et François Ier.

La prison royale  de Loches

Le donjon, haut de 36 mètres, parmi les plus imposants de son époque et l'un des mieux conservés, fut construit par le comte d'Anjou, Foulques Nerra, au début du XIe siècle. Modèle d'architecture militaire, il est transformé en prison royale par Louis XI.

Un donjon féodal du XIIème siècle

Un château du XIIIème siècle qui a retrouvé son unité en 2010, une collégiale et un donjon, tous trois classés monuments historiques, participent avec les maisons de Renaissance du centre bourg au caractère médiéval de la cité.

Le prieuré du Louroux Le prieuré du Louroux