Balade dans les châteaux, abbayes et prieurés de la Touraine

Le prieuré est généralement un établissement religieux créé par une abbaye plus importante sur un domaine foncier qui lui a été donné. Les prieurés sont dotés d'églises construites et entretenues par l'abbaye-mère. Le prieur est présenté soit par le patron, c'est-à-dire l'ayant-droit du fondateur primitif de l'église, soit par un chapitre, puis nommé par l'abbé dont il dépend. Lorsqu'un prieuré atteint une certaine autonomie tant du point de vue du personnel (nombreux moines, postulants et novices nombreux) que dans le domaine économique, le prieuré peut être érigé en abbaye. L'église devient alors abbatiale et un abbé est nommé par la communauté des moines. Les grands prieurés avaient rang d'abbaye et disposaient également de prieurés dépendant d'eux.

Un château est à l'origine une construction médiévale destinée à protéger le seigneur et à symboliser son autorité au sein du fief. Les premiers châteaux étaient construits en bois souvent sur une élévation de terre (motte castrale ou féodale), puis en pierre afin de résister aux nouvelles armes de guerre. On les appela les châteaux forts. À la Renaissance, les rois de France, bientôt imités par leurs vassaux, décidèrent de construire ou d'aménager leurs châteaux non plus pour la défense mais pour leur agrément et leur confort.

Domaine Royal de Château Gaillard

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Domaine Royal de Château Gaillard, les Jardins du Roi est un écrin de 15 hectares de verdure, situé au cœur de la ville d'Amboise. Il est le paradis oublié de la Renaissance en Touraine. Après 5 années de restauration pharaonique réalisée par 50 artisans & métiers d’art du Val de Loire, le château est maintenant ouvert au public, tous les jours de 13h à 19h, et ce jusqu'au 5 novembre 2017.
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Château Gaillard à Amboise et à 34 minutes à l'est de Tours.

En quelques mots, le Domaine royal de Château Gaillard est un écrin de 15 hectares de verdure, situé au cœur de la ville d'Amboise. Il est le paradis oublié de la Renaissance en Touraine. A son retour d’Italie en 1496, le jeune Roi Charles VIII est tombé amoureux des villes et palais italiens et décide de recréer à Amboise, à Château Gaillard, «le Paradis Terrestre». Pour réaliser ce rêve, il convainc 22 artistes italiens de revenir avec lui à Amboise, dont Dom Pacello, le plus célèbre jardinier en 1500. Il implante au Château Gaillard les premiers jardins de la Renaissance française et acclimate les premiers orangers de France. Après 5 années de restauration pharaonique réalisée par 50 artisans & métiers d’art du Val de Loire, le château est maintenant ouvert au public.
Le Domaine propose des visites, des expositions et des événements.

Château du Rivau

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La Touraine féodale

Ayant ainsi compris que Tours n’était pas encore de son parti, le comte d’Anjou Foulques III Nerra se résolut à l’investir à long terme : d’où désormais son effort systématique pour hérisser la Touraine de points forts qui, solidement tenus par d’actives garnisons, couperaient progressivement les communications de Tours avec les autres domaines de Thibaud et d’Eudes. Foulques Nerra possédait déjà d’importants ouvrages forts gênants pour ses adversaires : Amboise bloquait la rive gauche de la Loire ; la vallée de l’Indre était triplement verrouillée par Buzançais, Châtillon et Loches ; toute diversion par le Poitou était devenue difficile par la possession de la Haye, Loudun et Mirebeau ; et déjà Foulques s’était assuré en Touraine du Nord une voie de liaison entre Amboise et l’Anjou. Cet itinéraire est ainsi précisé par Thomas Pactius ou Thomas de Loches dans les Gesta consulum Andegavorum : “D’Amboise le comte, traversant la Loire, logeait dans la demeure qu’il avait lui-même fortifiée, anciennement appelée Caramantum (Chéramant, sur le territoire actuel de Saint-Nicolas-des-Mottets), et maintenant Villa Moranni (le bourg de Morand). Ensuite par Semblanchiacum (Semblançay) qu’il avait aussi fortifié pour lui même, et par la terre d’un homme qui était son ami, Hugues d’Alluye qui était seigneur d’une forteresse appelée Castellum (Château, plus tard la Vallière) et de Saint-Christophe, de là il entrait dans la Vallée, et descendait ainsi jusqu’à Angers comme bon lui semblait (ad libitum) malgré le mauvais vouloir des habitants de Tours.”

Le comte d’Anjou commença aussitôt l’aménagement d’autres points forts : Montrésor dominant la vallée de l’Indrois, Montrichard celle du Cher, Sainte-Maure celle de la Manse ; puis, de plus en plus prêt de Tours : Langeais et Montboyau sur la Loire, Montbazon sur l’Indre.

L’année 994 fut surtout marquée par une contre-attaque d’Eudes Ier, qui pour rompre l’encerclement de Tours, et profitant que son adversaire combattait en Bretagne, s’empara des châteaux de Montbazon et de Langeais, à peine terminés.

(Histoire de Touraine et d'Indre -et-Loire. PierreLeveel, C.L.D.)

Le site d'Amboise, habité dès l'Antiquité par les Turons, est une étape stratégique le long de la Loire. Un oppidum y est construit aux Châteliers, sur un plateau entre la Loire et une petite rivière, l'Amasse dont la pointe occidentale est occupée par...

C’est sur une « motte » dominant la vallée de l’Indre que fut construit le premier château, autour duquel se développa l’actuelle ville de Buzançais. Quand ce château fut-il édifié ?

Nous n’en savons rien, mais il existait sous le règne de Louis II le Bègue (877-879), à l’époque des invasions normandes, puisqu’il fut refait et fortifié par Ingelger père de Foulques Ier dit le Roux, premier comte d’Anjou, avec l’aide du roi Louis. Partout la féodalité s’organise et vers 920 Buzançais a un suzerain redoutable en la personne de Foulques Nera, comte d’Anjou, grand constructeur, batailleur intrépide. Le seigneur d’Argy est alors vassal du seigneur de Buzançais.

A l’époque des Croisades. Des Buzancéens prirent part à ces lointaines expéditions et l’année 1129 vit Robert V de Buzançais partir pour Jérusalem.

Sous les Capétiens, Buzançais se développa et devint un centre important. Notre ville fut le siège d’un archidiaconé (l’une des neuf subdivisions du diocèse de Bourges) avec juridiction sur 81 paroisses. Le premier archidiacre connu fut Raoul, cité en 1160. Buzançais eut un grenier à sel et son ressort s’étendait sur 109 paroisses au XVème siècle.

 

Le prieuré du Louroux Le prieuré du Louroux