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Balade à Tours
"La Place Plumereau, les
Halles de Tours et les marchés, la Basilique Saint-Martin, la Cathédrale Saint
Gatien et le cloître de la Psalette…"
Le cloître de la Psalette
"Attenant à la cathédrale, le
cloître de la Psalette doit son nom à l’ensemble vocal du chapitre dont les
répétitions avaient lieu dans une de ses salles au Moyen Age. Il est composé de trois galeries mêlant les styles gothique et Renaissance. Il
reliait entre eux les bâtiments du chapitre, dont seuls le scriptorium et la
librairie ont été conservés. Située au-dessous de la galerie ouest, la librairie est une salle voûtée,
achevée en 1460. Dans la galerie nord, construite en 1508, un petit oratoire
conserve les fragments d’une fresque représentant le Massacre des Innocents."
"Le musée des Beaux-Arts et le
jardin du palais de l'archevéché
"Tout près de la cathédrale se trouve le jardin du
palais de l'archevêché. Les remparts protègent un cèdre du Liban haut de 33
mètres qui occupe majestueusement les lieux depuis 200 ans ! Au Moyen Age,
Tours est une étape de choix pour les nombreux pèlerins qui se rendent à
Saint-Jacques-de-Compostelle...Outre le fait que Tours devait déjà être une
ville où il faisait bon vivre à cette époque, c'est aussi la notoriété de Saint
Martin qui attirait les pèlerins de toute l'Europe.
Le palais de l'ancien
archevêché, dont certaines parties datent des XIe et XIVe siècles, s'appuie sur
une ancienne muraille gallo-romaine qui constituait l'enceinte de la ville au
IVe siècle.
Le château de Tours témoigne du travail architectural de l'époque carolingienne. En 886, Hugues l'Abbé entreprend la construction de la première résidence seigneuriale. A
l'époque, elle est en grande partie en bois. Il faut attendre le milieu du XIème
siècle pour qu'apparaisse un logis en pierre plus imposant et plus
résistant. Selon les fouilles menées par Henri Galinié entre 1974 et
1979, ce nouvel édifice voit le jour grâce à l'annexion de la Touraine en 1044, par la Maison d'Anjou. A cette époque, deux tours rondes parcourent l'enceinte du château : la tour de Guise, du nom du jeune duc qui s'en échappa en 1591, servait de donjon. La seconde tour était appelée tour du Cachot Secret.
Cathédrale Saint-Gatienrue Lavoisier, 37000 Tours
Elevée sur
les vestiges de la cité gallo-romaine Caesarodunum, la cathédrale Saint-Gatien
se dresse au cœur de la ville qui fut l’un des centres de pèlerinage les plus
célèbres de l’Occident et qui reste l’une des capitales des Pays de Loire.
La construction de cet édifice a duré près de quatre
siècles ! Il s'agit là d'un véritable chef-d'œuvre de
l'architecture gothique. Les deux tours de la cathédrale qui
mesurent 70 mètres de haut symbolisent l'ascension vers le
divin.
Cette cathédrale a inspiré de nombreux artistes. Parmi les
plus connus, on peut citer le célèbre peintre Eugène
Delacroix (La cathédrale de Tours, mine de plomb,
1828) ou l'écrivain Honoré de Balzac, né à Tours le 20 mai
1799, qui fait résider son Curé de Tours dans l'ombre
de la cathédrale.
Balade à Tours sur les bords de la
Loire
Une petite balade vous conduira
vers le pont Wilson, le plus ancien pont de Tours.
Construit en 1765, il est classé monument historique.
De fin mai à fin septembre,
l'animation Tours sur Loire propose une guinguette, un restaurant-bar,
des spectacles et une piste de danse.
La rue Colbert a pour origine
une voie Gallo-Romaine longeant la rive sud de la Loire. Avec le développement
de l'Abbaye Saint Martin et de Chateauneuf elle devient l'artère principale de
l'activité de l'agglomération. C'est pourquoi on y retrouve des traces de
toutes les époques et certains des monuments signficatifs de Tours.
La Bibliothèque municipale de Tours, construite sur les plans de Charles et
Jean Dorian et de Pierre Patout, et exécutée par Maurice Boille de 1954
à 1957.
Musée du Compagnonnage
"Le musée du Compagnonnage, réaménagé dans l'ancienne abbaye
Saint-Julien de Tours, présente des collections exceptionnelles.
Chefs-d'œuvre collectifs du 19e siècle, chefs-d'œuvre de patience, les
chefs-d'œuvres qui sont exécutés en vue de la réception, mais aussi les
attributs des Compagnons (cannes, gourdes, couleurs), des tableaux
souvenirs, des outils, des archives, les traditions et les œuvres des
Compagnons du tour de France, depuis leurs origines jusqu'à nos jours
sont représentés."
L'Eglise Saint-Julien
appartenait à une abbaye de ce nom. Bâtie au milieu du XIIIe siècle,
elle remplaça une autre église abbatiale, construite en 1084-1085, et
qui avait été détruite par une tempête en 1224. A la révolution on la
vendit à des particuliers comme bien national. En 1846, achétée par la
ville, aidée en cela par l'Etat, par le Conseil général d'Indre-et-Loire
et par des souscriptions, elle fut réparée sous la direction de
l'architecte Guérin. On la rendit au culte en 1859. La tour qui est du XIe siècle, est un peu près la seule partie du monument primitif, qui ait échappé au désastre de 124. Après la cathédrale, l'église
Saint-JUlien est, sans contredit, la plus importante et la plus belle de
tours. Elle fait l'admiration des archéologues, en raison de l'élégance
de sa nef, de ses transepts, de ses fenêtres, et de la richesse
sculputrale que l'on a déployée dans son ornementation. A l'intérieur, on remarque sur
la tour romane, à laquelle la construction du XIIIe siècle a été jointe,
des peintures à fresque fort curieuses. Les beaux vitraux de cette église sont de M. Lobin.
"Chateauneuf, animé par le flux des pélérins venant prier sur le tombeau de
Saint Martin, est la partie la plus active de cet ensemble. C'est là que se
construisent beaucoup d'Hotels et de Maisons Bourgeoises. C'est la zone que
l'on appelle maintenant le Quartier Plumereau. La Place Plumereau est le
centre vivant de la ville, elle est très fréquentée en particulier par les
étudiants et les touristes.Les Maisons à pan de bois sur le coté sud donnent
un cachetparticulier à l'endroit, elles datent du XVème siècle."
"La
basilique Saint-Martin de Tours, dont la crypte abrite le tombeau de Martin
de Tours, a été reconstruite pour la seconde fois entre 1886 et 1924 par Victor
Laloux dans un style néo-byzantin. Pour les peintures murales, l'architecte
s'adressa à Pierre Fritel, et les travaux de décoration furent executés avec
l'aide de l'artiste-peintre et décorateur Adrien Lavieille, fils d'Eugène
Lavieille. La basilique a été consacrée le 4 juillet 1925."
La Tour Charlemagne
"Elle fut construite au XIIIe siècle, c'est un des
vestiges de la collégiale Saint-Martin de Tours. Il s'agit de la
tour nord du transept pour un édifice qui en comptait quatre, la
seule qui demeure avec la Tour de l'horloge. Son nom viendrait du
tombeau de Luitgarde d'Alémanie, quatrième épouse de Charlemagne,
qui décéda le 4 juin 800 lors du séjour de l'empereur à Tours.
Elle fut enterrée sous l'édifice."
La Tour de l'Horloge se situait du coté sud de la facade (qui regardait
vers l'ouest). On l'appelait aussi Tour du Trésor car c'est là que
pendant des siècles ont été entreposés les dons des Pélerins.
Elle a été construite progressivement du XI au XIIIème siècle:
rez de chaussée et premier étage sont du XIème, le second étage est du
XIIème et enfin le haut de la tour date du XIIIème siècle.
Le musée Saint-Martinrassemble les principaux vestiges archéologiques des basiliques
successives élevées sur le tombeau du troisième évêque de Tours
(371-397). Il est installé dans l’ancienne chapelle Saint-Jean (XIIIe
siècle) dépendant du cloître de la basilique. Cette chapelle qui a
succédé à un baptistère fondé par Grégoire de Tours, a abrité les
reliques de saint Martin à plusieurs reprises.
« J’ai peine à m’expliquer comment il se fait qu’un pareil monument ait
pu, par défaut de tradition, rester pendant si longtemps ignoré ou même
mis en doute ; car il suffisait de considérer avec une certaine
attention les directions rayonnantes des principales constructions de ce
quartier, pour rester convaincu que cette disposition anormale n’a pu
être déterminée que par un état tout particulier du sous-sol, état qui
ne doit se rapporter qu’aux ruines d’un amphithéâtre. » général de Courtigis 1855